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Jinja

Un voyage

Tout a commencé par un voyage que certains qualifient « d’humanitaire » ; nous avons trouvé que « voyage d’entraide » était plus approprié.
Par le biais de l’association « Nouvelle Planète », nous sommes partis du 11 juillet au 2 août 2005 en Ouganda.

Notre projet de base :
Le but de notre voyage était de construire une maternité dans le centre de « St-Moses » à Boukaya (un petit village près de Jinja), après avoir récolté les fonds en Suisse.
St-Moses est un centre tenu par une allemande vivant en Ouganda depuis plus de 30 ans. Il réunit un orphelinat, une école, un internat et un dispensaire. C’est à coté de ce dernier que s’est érigé notre maternité.

La préparation :
Notre groupe a commencé à se former au mois de novembre. Dès ce moment là, nous avons préparé le voyage à raison d’une réunion par mois et de diverses actions telles que : ventes de pâtisseries, souper de soutien, demandes d’aide financière aux entreprises et communes de nos région, etc.
Nous avons aussi rencontré quelques personnes spécialisées dans les différents problèmes en lien avec notre voyage et avons cherché le maximum d’informations au sujet de l’Ouganda.

Sur place :
Les enfants et responsables du centre nous ont accueillis des plus chaleureusement.
Pendant notre séjour, nous avons réparti notre temps entre chantier, visites et jeux avec les orphelins. C’est la tête pleine de sourires, de chants, de danses et de magnifiques paysages que nous allions nous coucher chaque soir.
À St-Moses, nous ne manquions de rien et nous étions relativement libres de modifier notre programme selon nos envies. Ainsi, nous avons pu organiser de nombreuses activités extraordinaires, telles qu’emmener les enfants aux sources du Nil, à la piscine ou encore aller pêcher, faire une excursion dans la forêt vierge et aux chutes du Nil, ainsi que d’autres visites très intéressantes…
En plus de tout cela, nous avons eu la chance de rencontrer des gens incroyables, qui nous ont fait découvrir comment, malgré toutes leurs misères, les africains savent faire la fête tant en discothèque à Jinja qu’autour d’un feu au bord du lac Victoria.
Durant les derniers jours de notre séjour, nous sommes également allés faire un petit safari.

Quant à notre travail au chantier il s’est très bien déroulé. Nous avons sympathisé avec les ouvriers, qui ont pris un plaisir fou à rire de notre incompétence en matière de pelles et de pioches.

La naissance d’un nouveau projet

Pourquoi ?
Malgré tout le confort autant moral que physique dont nous jouissions, un sentiment d’insatisfaction s’est installé au cours de notre séjour et les tensions au sein du groupe se sont accentuées. Nous nous sommes sentis inutiles, voire profiteurs dans notre centre bien géré et nous avons eu la sensation que cette expérience nous apportait plus à nous même qu’aux enfants et adultes de Boukaya.
C’est à ce moment là que Liliane, l’assistante sociale du centre, nous a emmenés visiter quelques maisons du village dont les enfants fréquentaient l’école de St-Moses. Pour la 1ère fois, nous nous sommes retrouvés nez à nez avec la vraie misère. Il n’était plus là question de gens pauvres mais de gens qui n’ont rien. Ce fut une révélation pour la plupart d’entre nous et dès cet instant, une nouvelle volonté d’aider est née plus déterminée que jamais.
Le soir même, nous avons réuni notre argent de poche afin d’aller dès le lendemain acheter des biens de 1ère nécessité (riz, farine, habits, casseroles, savons, bassines, …etc.) au marché. Nous les avons ensuite distribués aux familles. Quel bonheur de lire sur les visages de tels sourires de reconnaissance ! Plus motivés que jamais, nous avons alors envisagé la possibilité de rénover une école du village, mais ce n’était pas la plus grande priorité. On nous a expliqué que les gens dans cette région avaient plus besoin de maisons. En effet, beaucoup de familles n’ayant pas les moyens de se payer un logement correct ont construit de petites huttes rudimentaires, supportant difficilement la saison des pluies.

Après maintes discussions avec les responsables de St-Moses, nous avons contacté un architecte qui nous a présenté différents plans et budgets. Liliane est allée se renseigner pour trouver le terrain et nous a parlé des quelques familles dont le besoin de logement était le plus urgent.

Notre séjour touchant malheureusement à sa fin, nous avons quitté l’Ouganda en y laissant la promesse d’une aide très précieuse à leurs yeux.

Aujourd’hui, nous gardons contact avec Liliane et Gaby (la responsable du centre) qui bénéficient de notre plus grande confiance, tout en continuant notre recherche de fonds pour ce nouveau projet.